Pour les appartements anciens des arrondissements centraux que nous avons pratiqués, et pour une rénovation complète de niveau intermédiaire sans intervention structurelle lourde ni contrainte patrimoniale exceptionnelle, notre hypothèse prudente de planification en 2026 est d'environ 1 400€/m² hors taxe, soit environ 1 778€/m² TVA comprise. Cette base inclut une cuisine fixe de gamme IKEA ou équivalent, les salles de bains, l'électricité, la plomberie et la climatisation. Elle ne remplace pas un devis détaillé : la stabilité de l'entreprise, la supervision, l'état de l'immeuble, la copropriété et les éventuelles surprises techniques déterminent souvent le résultat final.
Pourquoi le prix au mètre carré ne suffit pas
Deux devis affichés au même prix peuvent couvrir des périmètres très différents. L'un inclut la cuisine, l'autre non. L'un est exprimé toutes taxes comprises, l'autre hors taxe, et avec une TVA hongroise à 27%, l'écart n'est pas un détail. L'un prévoit la mise aux normes du tableau électrique, l'autre se contente de repeindre par-dessus l'existant.
Un devis se compare donc poste par poste, jamais au total. Le budget réel dépend du niveau de finition retenu, des choix faits en cours de chantier, qui créent presque toujours des écarts, et de la qualité de l'exécution : un chantier mal supervisé peut coûter deux fois, une première fois pour l'exécution initiale, une seconde pour la reprise.
C'est la thèse de ce guide, construite sur près de soixante rénovations menées ou supervisées au cours de notre activité à Budapest : une rénovation rentable ne dépend pas uniquement du prix au mètre carré. Elle dépend du périmètre exact, de la TVA, de la stabilité de l'entreprise, de la supervision, de la structure des paiements, de l'état de l'immeuble et de la traçabilité des dépenses.
Ce que couvre réellement 1 400€/m² hors taxe
Notre hypothèse de planification pour 2026 est de 1 400€/m² hors taxe, pour une rénovation complète de niveau intermédiaire confiée à une entreprise structurée et établie. C'est une hypothèse prudente issue de notre expérience, pas une moyenne officielle du marché, pas un devis universel et pas une promesse de prix. C'est un niveau intermédiaire, pas du haut de gamme sur mesure.
Ce benchmark fonctionne surtout pour des appartements anciens de taille classique, dans les arrondissements où nous avons l'expérience de terrain, avec un périmètre défini comme ci-dessous. Il doit être recalculé pour les très petites surfaces, les biens classés, les derniers étages, les structures dégradées, les matériaux premium ou les redistributions lourdes.
| Poste | Inclus dans l'hypothèse | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Démolition et préparation | Oui | Benne et évacuation des gravats à cadrer avec la copropriété |
| Redistribution intérieure standard | Oui | Sans intervention sur la structure porteuse |
| Cloisons et faux plafonds | Oui | Reprises de murs incluses |
| Installation électrique | Oui | Étendue de la mise aux normes à préciser au devis |
| Plomberie | Oui | Colonnes montantes communes exclues, elles relèvent de l'immeuble |
| Revêtements de sol et peinture | Oui | Gamme des matériaux à préciser poste par poste |
| Cuisine fixe, gamme IKEA ou équivalent | Oui | Électroménager à lister explicitement, ne pas le présumer inclus |
| Salles de bains complètes, niveau intermédiaire | Oui | Robinetterie et receveurs à préciser |
| Climatisation | Oui | Emplacement de l'unité extérieure à valider avant l'achat, voir plus bas |
| Mobilier mobile et décoration | Non | Budget séparé |
| Architecte ou maîtrise d'œuvre | Non, sauf s'il est intégré au devis | À contractualiser à part |
| Renforcement structurel, fenêtres complètes | Non | Sur devis spécifique |
| Travaux de façade, toiture, ascenseur, parties communes | Non | Relèvent de la copropriété, appels de fonds possibles |
| Problèmes cachés majeurs | Non | Dans nos modèles prudents, nous ajoutons généralement une réserve de 10 à 15%, ce n'est pas un coût certain mais une marge de sécurité |
Ce que cela donne en chiffres ronds :
- appartement de 79 m² : 110 600€ hors taxe, soit 140 462€ TTC ;
- appartement de 100 m² : 140 000€ hors taxe, soit 177 800€ TTC.
Un prix au mètre carré n'a aucun sens sans une liste précise de ce qui est inclus et de ce qui est exclu. C'est la première question à poser devant tout devis.
Pour contrôler les postes inclus, les exclusions et la réserve de sécurité sur une surface donnée, l'estimateur détaillé de Rénovation Budapest reprend le budget lot par lot.
HT, TTC et TVA à 27%
Le taux standard de TVA hongrois est de 27%. Beaucoup d'entreprises communiquent leurs prix hors taxe : un devis affiché à 100 000€ HT représente 127 000€ TTC, et nos 1 400€/m² HT deviennent 1 778€/m² TTC.
Pour un particulier qui exploite un logement résidentiel en location classique, cette TVA doit généralement être considérée comme un coût réel : la loi hongroise limite explicitement la déduction de la TVA sur l'acquisition d'un logement résidentiel et sur les biens et prestations utilisés pour sa construction ou sa rénovation. Une société ne doit pas non plus présumer qu'elle la récupérera : le droit à déduction dépend du régime fiscal de l'exploitation et de la nature taxable ou exonérée des revenus. Des exceptions existent, mais elles exigent une structure et un suivi précis, à valider avec un comptable hongrois avant de signer quoi que ce soit.
À ne pas confondre : la TVA sur les travaux, les droits d'acquisition (4% à l'achat), l'impôt sur les revenus locatifs (15%) et la fiscalité à la revente sont quatre mécanismes distincts. Les trois derniers sont détaillés dans notre guide Investir à Budapest en 2026.
Pourquoi les factures coûtent plus cher, mais protègent aussi fiscalement
Un chantier entièrement déclaré et facturé coûte souvent plus cher qu'une exécution non déclarée. La différence n'achète pas seulement une garantie et un recours : elle crée aussi des droits fiscaux et une valeur documentaire.
Face aux revenus locatifs. Un particulier qui choisit la comptabilité détaillée des frais peut prendre en compte les dépenses directement liées à la location, réellement payées et correctement justifiées. Les réparations et l'entretien peuvent être comptabilisés en charges selon leur nature, tandis que certains travaux de rénovation et équipements sont traités par amortissement. Deux limites importantes : le traitement n'est pas nécessairement une déduction immédiate euro pour euro, et la méthode des frais réels ne se cumule pas avec l'abattement forfaitaire de 10% pour la même année fiscale, il faut choisir l'une ou l'autre.
Une facture de travaux ne crée donc pas toujours une réduction fiscale immédiate euro pour euro. Selon la nature de la dépense, elle peut être déduite comme charge, amortie dans le temps ou intégrée au coût fiscal du bien. Sans facture ni justificatif, cette possibilité disparaît généralement.
À la revente. La NAV permet de déduire du prix de vente le coût d'acquisition, les dépenses liées à l'acquisition, les investissements qui augmentent la valeur du bien et les frais liés à la cession, tous justifiés par factures et documents. Les dépenses d'entretien engagées pour préserver l'état du bien peuvent aussi compter, à condition d'avoir été réalisées dans les 24 mois précédant la vente et de dépasser 5% du prix de cession. Une dépense déjà déduite contre les revenus locatifs ne peut pas être déduite une deuxième fois à la revente. Concrètement : le classeur de factures conservé pendant les travaux peut réduire la plus-value imposable des années plus tard.
Au quotidien et à la sortie. Une facture, un contrat et un paiement traçable permettent d'identifier l'entreprise responsable de chaque lot, d'appuyer une garantie ou une demande de reprise, de documenter les travaux pour un assureur, de rassurer un futur acquéreur ou une banque, de soutenir une expertise et de faciliter la due diligence à la revente. La facture n'est pas seulement une preuve de paiement. C'est une partie de la valeur documentaire du bien.
La TVA est coûteuse. L'absence de facture peut l'être davantage.
Payer en espèces : ce qui est réellement risqué
Tout paiement en espèces n'est pas illégal. La vraie distinction est ailleurs : un paiement en espèces accompagné d'un contrat, d'une facture et d'un reçu n'a rien à voir avec un paiement non déclaré, destiné à éviter la TVA et sans preuve comptable. C'est le second qu'il faut fermement écarter.
Le problème n'est pas seulement l'espèce. Le problème est le paiement sans facture, sans contrat et sans preuve de ce qui a réellement été livré.
Pour les montants importants, le virement reste préférable : il relie le contrat, la facture, le jalon validé, la date et l'entreprise destinataire en une seule trace bancaire. En cas de litige, de revente ou de contrôle, cette chaîne documentaire vaut de l'argent.
Prestataires exonérés de TVA : ce qui est légal et ce qui ne l'est pas
Le droit hongrois prévoit un régime d'exonération personnelle de TVA pour les petits prestataires, l'alanyi adómentesség. Depuis le 1er janvier 2026, le plafond est de 20 millions de forints de chiffre d'affaires annuel, contre 18 millions en 2025, et la loi prévoit déjà 22 millions en 2027 puis 24 millions en 2028. Un prestataire sous ce régime facture sans TVA, mais ne récupère pas non plus la TVA sur ses propres achats.
Ce mécanisme peut réduire légalement le coût de certains lots : architecte, électricien, plombier, menuisier, cuisiniste, mobilier sur mesure. Mais uniquement si le prestataire est réellement sous ce régime, réalise réellement le lot, dispose de son propre contrat ou bon de commande, facture directement le client, et mentionne correctement son statut fiscal sur la facture.
La bonne pratique s'appelle répartition contractuelle des lots entre prestataires distincts, chacun facturant selon son propre régime fiscal. Deux limites nettes : si une entreprise générale facture au propriétaire l'intégralité du chantier, le fait qu'elle utilise en arrière-plan un sous-traitant exonéré ne réduit pas la TVA de sa facture finale. Et découper artificiellement un contrat unique dans le seul but de contourner la TVA n'est pas une optimisation, c'est un risque.
Séparer légalement les lots peut réduire la TVA facturée sur certaines prestations, mais cela augmente la coordination. Lorsqu'un plombier, un électricien, un cuisiniste et un menuisier travaillent sous des contrats distincts, il faut définir qui valide les plans, qui coordonne les délais et qui porte la responsabilité lorsqu'un lot empêche le suivant. Une économie de TVA peut être rapidement perdue si personne ne pilote les interfaces.
Comment vérifier une entreprise avant de signer
Les vérifications officielles ne coûtent rien et prennent une soirée.
- e-Cégjegyzék, le registre des sociétés : existence juridique, siège, dirigeants, données de base.
- e-Beszámoló, le portail des comptes annuels du ministère de la Justice : ancienneté, chiffre d'affaires, capitaux propres, régularité des dépôts. Une entreprise qui ne dépose pas ses comptes est un signal en soi.
- KNYR, le registre officiel des entreprises de construction tenu par la chambre de commerce MKIK : inscription pour l'activité exercée.
Une entreprise exécutant des travaux de construction doit disposer d'une assurance responsabilité couvrant son activité depuis le 15 janvier 2025. Ne vous contentez pas du fait qu'elle soit inscrite dans un registre : demandez une attestation en cours de validité, le nom de l'assureur, la période couverte et les plafonds applicables, qui varient selon le revenu annuel de l'entreprise.
À ces vérifications s'ajoutent nos critères de terrain : une société active depuis au moins cinq ans, plusieurs chantiers réellement terminés et visitables, d'anciens clients joignables, des photos prises pendant les travaux et pas seulement à la livraison, un interlocuteur technique clairement identifié, un devis par lot, un planning écrit et des conditions de paiement liées à l'avancement. L'ancienneté de cinq ans est notre critère de sélection interne, pas une garantie absolue ni une obligation légale.
Ne choisissez pas seulement un devis. Choisissez une entreprise qui existe depuis assez longtemps pour devoir répondre de son travail.
Le contrat et les paiements par avancement
La réglementation hongroise sur l'activité de construction encadre le contenu du contrat de travaux : identification des parties et de l'entreprise, numéro fiscal, description exacte des travaux, prix, mode de règlement, échéances et phases de paiement, et, selon le chantier, un responsable technique qualifié. Un contrat qui ne précise pas ces éléments n'est pas un contrat, c'est une intention.
Les règles que nous avons appliquées sur nos chantiers et que nous recommandons aujourd'hui :
- acompte initial limité ;
- tranches d'autant plus petites et rapprochées que l'entreprise est petite ;
- paiement uniquement après validation d'un jalon, inspection et photos à l'appui ;
- facture correspondant à chaque jalon ;
- traitement écrit des travaux supplémentaires avant leur exécution ;
- retenue finale jusqu'à la levée des réserves ;
- jamais d'avance importante destinée à financer plusieurs mois de fonctionnement de l'entreprise.
Sur une petite structure, les paiements doivent suivre l'avancement réel, pas les promesses.
Les délais réalistes
Ces durées sont des observations issues de nos propres chantiers, pas une statistique officielle du marché.
| Scénario | Délai observé |
|---|---|
| Entreprise structurée | Décisions rapides, appartement d'environ 79 m², peu de modifications en cours de route : environ 6 mois |
| Scénario réaliste | Pour une rénovation complète : environ 9 à 12 mois |
| Hypothèse prudente | Base pour un plan de financement : environ 12 mois |
| Chantier lent | Changement de design ou de matériaux, reprises, problème d'entreprise : jusqu'à 15 mois |
Trois durées à distinguer dans tout planning : le délai annoncé au contrat, le délai réellement constaté, et la période de réception avec ses réserves et corrections après livraison, qui peut ajouter plusieurs semaines pendant lesquelles le bien n'est pas encore louable.
Les corps de métier et le risque plomberie
Dans notre expérience, les carreleurs, plaquistes, peintres, cuisinistes et électriciens rencontrés à Budapest étaient généralement compétents. Le poste qui nous a causé le plus de problèmes récurrents a été la plomberie. Ce n'est pas une statistique nationale, mais une répétition observée sur suffisamment de chantiers pour justifier une vigilance particulière.
Ce que nous recommandons désormais de contrôler sur ce lot :
- test de pression sur les circuits ;
- test des évacuations ;
- contrôle des pentes ;
- test d'étanchéité ;
- photos de tous les réseaux avant fermeture des cloisons ;
- accès préservé aux raccords sensibles ;
- validation avant carrelage et avant fermeture des murs ;
- contrôle indépendant si le moindre doute subsiste.
Un défaut de plomberie découvert après carrelage coûte le prix de la reprise, plus le carrelage, plus le délai.
La plomberie privative n'est qu'une partie du sujet. Le guide consacré aux réseaux techniques, compteurs et coupures d'immeuble détaille aussi les démarches généralement exclues du devis principal.
La climatisation : vérifier l'emplacement avant l'achat
Acheter un appartement sans vérifier où l'unité extérieure de climatisation peut être installée peut laisser l'investisseur avec un appartement rénové mais impossible à climatiser correctement. Beaucoup d'appartements anciens de Budapest n'ont pas de climatisation, et son installation est l'un des points les plus encadrés de toute la rénovation.
Ce que disent les règles. L'unité extérieure ne peut pas être posée arbitrairement sur la façade côté rue : les règles nationales de construction imposent qu'une installation en façade soit intégrée ou dissimulée, ne dégrade pas le bâtiment, respecte les protections patrimoniales et ne crée pas de nuisances sonores, de vibrations ou de condensation, et de nombreux arrondissements ajoutent leurs propres règles d'image urbaine, souvent plus strictes. Le même corps de règles interdit explicitement de placer un climatiseur ou un échangeur thermique dans une gaine d'aération réglementaire, la légakna, et proscrit les équipements générateurs de bruit, de vibrations ou de condensation dans les cours d'aération, les légudvar. Ces règles nationales constituent le socle : les règlements de l'arrondissement, les contraintes patrimoniales et le règlement de copropriété peuvent être plus stricts.
Certaines anciennes copropriétés disposent de gaines, cours de service ou espaces intérieurs qui semblent adaptés à une unité extérieure. Leur qualification exacte doit être vérifiée : une véritable gaine d'aération ne doit pas être utilisée comme emplacement de climatisation. Une cour technique, une toiture ou un autre emplacement peut être envisageable, mais uniquement après validation technique et accord de la copropriété.
Les emplacements à étudier, dans l'ordre où nous les regardons sur un dossier :
- cour intérieure ou cour technique, après vérification de sa qualification ;
- toiture, pour un dernier étage ;
- circulation ou espace commun expressément autorisé par la copropriété ;
- volume privé correctement ventilé ;
- coffrage technique ventilé au-dessus ou autour de la porte d'entrée, une solution que nous avons rencontrée sur certains dossiers, jamais une solution automatiquement autorisée : bruit, chaleur évacuée, condensation, sécurité incendie, règlement de copropriété et règles locales doivent être vérifiés au cas par cas.
Deux réflexes de terrain. Privilégier un système multi-split, qui limite le nombre d'unités extérieures à autoriser. Et ne jamais poser sans autorisation au motif qu'un voisin l'a déjà fait : l'installation existante n'est peut-être pas régulière, et le risque est l'amende puis l'injonction de dépose. La façade, la toiture, les cours et les conduits servant à l'immeuble sont des parties communes, même lorsqu'ils traversent un lot privé : l'accord du représentant commun ou de l'assemblée est souvent nécessaire, en plus des règles municipales et patrimoniales.
Sur un appartement destiné à la location, cette vérification se fait avant l'achat, pas après. Elle doit être confiée au professionnel compétent ; lorsqu'un très rare diagnostic est accepté sur dossier, ce point fait partie de la revue sans remplacer l'expertise locale.
La copropriété fait partie du bien
On n'achète pas seulement un appartement. On achète aussi une quote-part des problèmes, des réserves et des décisions de l'immeuble.
Avant l'achat, demander et vérifier :
- les comptes annuels de la copropriété, sa trésorerie et ses dettes ;
- le fonds de rénovation et les futurs appels de fonds probables ;
- les procès-verbaux des dernières assemblées, les litiges en cours et les travaux votés ;
- l'état de la toiture, de la façade, des caves et fondations visibles ;
- l'ascenseur, les colonnes montantes d'eau, le réseau électrique commun et les conduits ;
- les projets de rénovation de l'immeuble et les éventuelles subventions de l'arrondissement.
La surprise peut aussi être positive : une façade déjà financée, une rénovation votée, une subvention obtenue ou un fonds de réserve solide augmentent la valeur réelle du lot sans apparaître dans l'annonce.
Le parcours d'achat complet, avocat, foglaló, droits de mutation et vérifications juridiques avant de signer, est détaillé dans notre guide Acheter un appartement à Budapest quand on est Français.
Les règles de chantier qui évitent les conflits
Une rénovation lourde dans un immeuble ancien se joue aussi dans l'escalier. Nos règles, apprises chantier après chantier :
- prévenir le syndic ou le représentant commun avant le démarrage ;
- assister aux assemblées ou s'y faire représenter ;
- respecter les horaires de travaux de l'immeuble ;
- demander les autorisations nécessaires, notamment pour les livraisons et l'usage de l'ascenseur ;
- ne jamais dépasser la charge maximale de l'ascenseur, et le protéger ;
- protéger les sols et les murs des parties communes ;
- nettoyer quotidiennement les parties communes ;
- organiser l'évacuation des gravats sans bloquer les accès ;
- conserver par écrit les autorisations importantes.
Ce ne sont pas des politesses. Une copropriété qui coopère facilite ensuite l'autorisation de climatisation, les livraisons, les interventions techniques et la résolution des problèmes. Une copropriété braquée peut bloquer chacune de ces étapes.
La supervision du chantier
Soit le propriétaire suit réellement le chantier, soit un architecte, un maître d'œuvre ou un représentant local le fait pour lui. Ce qui ne fonctionne pas, c'est l'entre-deux : un chantier sans représentant du propriétaire finit presque toujours par être suivi par la personne dont l'intérêt principal est d'être payée.
Concrètement, nous recommandons aujourd'hui des points réguliers sur site, des photos à chaque étape, une validation avant la fermeture des réseaux et une comparaison entre l'avancement réel et la facture avant chaque paiement. Sur le dossier présenté plus bas, le suivi du chantier nous a surtout permis d'identifier le décrochage assez tôt pour interrompre la collaboration et limiter la perte.
Une étude de cas réelle
VIIe arrondissement, 100 m², opération 2020-2021.
Acquisition autour de 95 000€, pour un appartement de 100 m² en très mauvais état : électricité à refaire entièrement, tout à reconstruire, et des dettes attachées au dossier identifiées avant la signature, intégrées à la négociation du prix. Le chantier a représenté environ 110 000€ de travaux, auxquels se sont ajoutés environ 12 000€ de mobilier. Ces 110 000€ correspondent aux montants effectivement engagés à l'époque, avec des prestataires et des traitements de TVA différents de ceux décrits plus haut : ils ne doivent pas être comparés directement au benchmark 2026 de 1 400€/m² hors taxe.
Le chantier a rencontré le problème classique du marché : une entreprise trop lente, remplacée en cours de route. De l'argent a été perdu avec la première société, et les procédures n'ont rien permis de récupérer. Le suivi régulier du chantier et le contrôle de l'avancement nous ont permis de voir le décrochage assez tôt pour interrompre la collaboration. La leçon n'est pas qu'un contrat évite tous les problèmes. C'est qu'une supervision réelle permet de les arrêter avant qu'ils absorbent l'ensemble du budget.
Le plan a été entièrement redessiné : cinq chambres, deux salles de bains complètes, un WC indépendant et un grand séjour ouvert sur la cuisine. Le détail chiffré de l'opération et son rendement historique sont présentés dans notre guide Investir à Budapest en 2026 ; pour ce guide-ci, la leçon est ailleurs.
L'expérience n'empêche pas toujours une entreprise de ralentir ou de disparaître. Elle permet de l'arrêter plus tôt et de limiter la perte.



L'appartement présenté dans cette étude de cas, photographié avant les travaux, pendant le chantier et après livraison.
Le dossier photographique complet suit également cet appartement pièce par pièce, de l'état initial à la livraison.
La checklist avant de signer un chantier
- Société vérifiée sur e-Cégjegyzék, comptes consultés sur e-Beszámoló, inscription construction contrôlée.
- Attestation d'assurance responsabilité en cours de validité obtenue et vérifiée : assureur, période couverte, plafond.
- Références réelles, anciens clients contactés, au moins un chantier livré visité.
- Périmètre détaillé poste par poste, matériaux précisés, cuisine et salles de bains définies.
- Prix exprimé HT et TTC, TVA à 27% posée noir sur blanc.
- Emplacement de la climatisation validé, autorisations de copropriété obtenues par écrit.
- Planning écrit, avec jalons.
- Paiements par avancement, acompte limité, retenue finale jusqu'à la levée des réserves.
- Responsable de chantier identifié, suivi par le propriétaire ou un représentant organisé.
- Évacuation des déchets et règles de l'immeuble cadrées.
- Réception, réserves et corrections prévues au contrat.
- Factures et preuves de paiement conservées pour chaque lot.
Questions fréquentes
Combien coûte une rénovation complète à Budapest en 2026 ?
Notre hypothèse prudente pour une rénovation complète de niveau intermédiaire est d'environ 1 400€/m² hors taxe, soit 1 778€/m² TTC avec 27% de TVA. Cette base inclut notamment la cuisine fixe, les salles de bains, l'électricité, la plomberie et la climatisation, mais pas nécessairement le mobilier, l'architecte, les travaux structurels ou les parties communes.
Les devis de rénovation sont-ils affichés HT ou TTC ?
Beaucoup d'entreprises communiquent en hors taxe. Il faut toujours demander le total TTC et vérifier quels lots, matériaux et équipements sont réellement inclus.
La TVA de 27% est-elle récupérable ?
Pour un particulier exploitant un logement résidentiel classique, elle doit généralement être considérée comme un coût. Une société ne doit pas présumer qu'elle la récupérera : cela dépend du régime fiscal, de l'usage et de la nature taxable ou exonérée des revenus.
Les factures de travaux réduisent-elles les impôts ?
Selon la nature de la dépense, elles peuvent être comptabilisées comme charges, amorties ou intégrées au coût fiscal du bien. Elles peuvent aussi documenter les investissements valorisants lors de la revente. Le traitement exact doit être confirmé avec un comptable hongrois.
Peut-on payer les travaux en espèces ?
Un paiement en espèces avec facture et reçu n'est pas équivalent à un paiement non déclaré. Pour les montants importants, le virement reste préférable afin de relier le contrat, la facture, le jalon et le paiement.
Combien de temps dure une rénovation complète ?
Six mois constituent un excellent délai pour un chantier structuré d'environ 80 m². Neuf à douze mois sont plus réalistes pour une rénovation complète, et quinze mois restent possibles si le chantier ralentit ou si le design évolue.
Comment vérifier une entreprise hongroise ?
Vérifier son existence sur e-Cégjegyzék, ses comptes sur e-Beszámoló, son inscription au registre de la construction, son assurance, ses références, ses anciens clients, ses chantiers terminés et son interlocuteur technique.
Peut-on installer une climatisation où l'on veut ?
Non. La façade, la toiture, les cours, les conduits et les parties communes sont soumis au règlement de copropriété, aux règles techniques nationales et parfois aux règles patrimoniales ou municipales, et une gaine d'aération réglementaire ne peut pas accueillir l'unité extérieure. L'emplacement doit être vérifié avant l'achat et validé avant l'installation.
Pourquoi vérifier la copropriété avant d'acheter ?
Parce que l'acheteur reprend aussi une quote-part des futures dépenses, décisions, travaux et difficultés de l'immeuble.
Avant de signer le devis, effectuez les vérifications professionnelles adaptées
Nous accordons très peu de diagnostics pour des projets définis, uniquement après sélection du dossier. Une demande ou une question ponctuelle peut rester sans réponse, sans garantie de retour. Tout diagnostic accepté est payant et ponctuel, et ne remplace pas les vérifications juridiques, fiscales ou techniques.
Voir les conditions et préqualifier le dossierContact investisseur : voir les conditions et préqualifier le dossier.
Retrouvez tous nos guides sur l'investissement à Budapest. Les principes appris ici, vérifier les interfaces, documenter ce qui reste visible et payer selon l'avancement réel, structurent aujourd'hui les dossiers de projet DALLEAU à Bali.
Fiscalité des revenus locatifs, méthode des frais réels, abattement de 10%, amortissement des rénovations : NAV, administration fiscale hongroise, brochure officielle n°10. Fiscalité à la revente, investissements valorisants, dépenses d'entretien des 24 derniers mois au-delà de 5% du prix de cession : NAV, brochure officielle n°9. Relèvement du plafond d'exonération personnelle de TVA à 20 millions de forints au 1er janvier 2026 : NAV, communication officielle, sur la base de l'article 188. § (2) de la loi TVA. Loi hongroise sur la TVA, taux standard de 27%, régime d'exonération personnelle, limitation de la déduction sur le résidentiel : loi 2007. évi CXXVII., texte consolidé, Nemzeti Jogszabálytár. Contenu du contrat de construction, registre des constructeurs, responsable technique, et assurance responsabilité obligatoire depuis le 15 janvier 2025 : décret gouvernemental 191/2009, articles 21/B à 21/G. Parties communes et décisions de la copropriété : loi hongroise sur les copropriétés, 2003. évi CXXXIII. Règles nationales de construction relatives aux climatiseurs, gaines d'aération, cours d'aération, façades, bruit et évacuation des condensats : TÉKA, décret gouvernemental 280/2024, articles 94 § (8), 95 § (3), 105 et 107, version consolidée du 27 février 2026. Registre officiel des entreprises de construction : KNYR, chambre hongroise de commerce et d'industrie MKIK. Registre des sociétés : e-Cégjegyzék. Comptes annuels des sociétés : e-Beszámoló, ministère hongrois de la Justice. Cet article présente des informations générales fondées sur notre expérience et sur les textes cités, pas un conseil juridique, fiscal ou comptable adapté à votre situation. Les règlements municipaux, patrimoniaux et de copropriété peuvent ajouter d'autres contraintes : ils se vérifient dossier par dossier.